La Star du rock, vrai ange à nouveau

SÉPARATION…?

GESTION CORPORELLE, MENTALE, ÉMOTIONNELLE ET PLANÉTAIRE INSÉPARABLES ?

La prétention humaine de croire pouvoir gérer des modes de vie à part de la nature se démontre dans la folie sportive de performances étonnamment risquées que finissent par vouloir accomplir certains humains, croyant ainsi arriver à des exploits « surnaturels ».

Cette drogue du « dépassement » physique frise l’inconscience, et se révèle exactement à l’opposé du comportement animal en pleine nature. Lui extrêmement prudent, à l’affût de n’importe quel piège !

Vous larguez un chat, un chien en pleine nature, même s’il ne l’a pas appris, il s’y débrouillera toujours… L’humain, cru non divin, c’est à dire « insuffisant » en soi, en des conditions identiques se croira « seul », perdu, pas capable de s’en sortir, ni même de se servir de sa bonne étoile intérieure pour s’orienter !

Cela dépasse les habitudes prises et surtout celle de l’ego « avantageux », en fait non discernant et très partiel (voire partial de multiples ‘facs-sonnent’)…

J’ai pu observer le comportement « douillet » (en fait peureux et peu heureux) de certains de mes proches enfermés en ville, qui démontraient, malgré un intellect puissant, ne pas s’y croire capables de maîtriser leurs émotions.

Beaucoup d’humains vivent ce paradoxe de croire devoir se « surpasser » dans quelques voies prétentieuses aux capacités intellectuelles surfaites…; et une fois dans la nature de tenter d’essayer d’appliquer « la même méthode » (par exemple en ski hors piste, tel Johan Friso des Pays-Bas, le prince héritier, décédé à 44 ans) ; sans savoir que c’est au petit matin qu’il faut faire du hors-piste, à condition qu’il ait fait assez froid la nuit précédente) ; et pire encore, sans s’appliquer à se dire en sécurité et discernement divin au préalable (le sien vu entier), afin d’utiliser ensuite les retours littéraux sous forme de ressentis ciblés, au prorata (pro-rata dirait avec humour mon cousin marseillais, devenu à galéjades angéliques trop tôt, lui aussi)…

Combien sortent trop vite de ce monde en jouant les inconscients ‘fines-oh’, crus « malins » à ne tester obstinément qu’un seul aspect de la réalité – http://terrenouvelle.ca/Messages/2013/08/23/les-ecritures-nouvelles-chapitre-cinq/

Tout est retourné au prorata de ce que l’on avance, s’attend à vivre…, et donc, chaque instant « présent » à penser venir parfait, en une sorte de projection intérieure consciente voulue telle.

Je me le suis prouvé en montagne sur une route sinueuse, voulu en sécurité, et pressé de me ranger avant un tournant sans visibilité…, évitant une collision meurtrière avec un camion, simplement pour l’avoir dit !

Loi de cause à effet, là dirigée plus exactement, grâce à mon intention ciblée, juste précisée d’avance.

Pour ceux qui étudient sérieusement la nature, comme j’ai eu la chance « anormale » de le faire en tous lieux et conditions, parfois extrêmes, voulu guidé d’en haut en moi rien qu’en aimant ce qui se présentait, ils ont la possibilité d’y découvrir un parallèle étonnant entre la gestion de celle-ci et la gestion corporelle de notre entité incarnée.

Cette brillante nature terrestre est en fait une remarquable école de gestion et de sagesse. Croire y échapper, s’en exclure en jouant les durs en viles villes ne donner rien de bien sur le long terme…

Les amérindiens comprenaient devoir faire attention aux petits signes naturels qui leur parlaient (en fait par l’intervention des guides), et à part quelques trappeurs plus attentifs à ce savoir-là, peu des européens qui envahirent leurs territoires n’ont voulu apprendre du côté doux et prudent.

Sinon, il n’y aurait pas eu tant de massacres des natifs et de leur diversité remarquable, avec force élevages de bovins uniformisés en trop…!

La vitesse d’en finir avec l’intuition prudente et douce, prenant son temps pour observer et apprendre de Soi, d’en dedans, oubliait une fois de plus la… VIE-TESTE !

Rien n’est séparable de l’intégration de soi dans l’Ensemble, comme vis à vis de nos cellules vivantes dans notre propre corps (dont l’ADN est déjà mémoire universelle complète…) à ne plus tant sous-estimer ou martyriser (en fast-foods et autres vies speed) !

Ceux qui se risquent à ne pas faire ce rapport, cette compréhension fine, fnissent, à y abuser sans chercher mieux) par se retrouver éjectés en dehors de leur VRAIE réalité !

A la recherche de voies « excuses », de diversion (de ‘garde-rage’ ?), comme tous les célibataires qui ne prennent pas assez soin de leurs corps, fument, boivent, font la fête (se justifient en parlant de trop, en jouant les fausses joies « accomplies », cherchant désespérément une âme-sœur sur le Net)…

Une personne maîtresse d’elle-même n’a pas besoin de ces conduites « excuses ». Elle finit par le découvrir en se maintenant dans l’attente continuelle de vérités bénéfiques plus larges.

Désolé de les décevoir… (tous les excessifs du véhicule extérieur rutilant mais si pollueurs pour le marcheurs, les vrais…), la gestion personnelle prime ; et quand on voit des conducteurs de train trop gros s’endormir sur de longs trajets (comme filmés en Argentine) on se doute qu’il y a anguille sous roche… Autant confier notre vie à des robots qui n’ont jamais sommeil, sans défaillance humaine normale !

Ou mieux encore, de se dire éveillé le temps nécessaire en faisant des poses tous les 200 km. Pourquoi les conducteurs de train n’y auraient pas droit, puisque c’est humain.

Là, Jacques de Cons-posent-TEL n’est pas content…, qu’écoutent-ils nos dits dirige…EN ? Rien que de fausses performances qui font intervenir des assurances ruineuses en cas d’accident ? Stupide ! Stup-pis-d’eux ?

Pour apprendre plus et mieux, faut-il jouer les automates qui n’observent plus rien, qui ne répondent plus machinalement qu’à des programmes insuffisamment performants ? C’est se leurrer comme toute notre société de gros, d’obèses qui ne veulent plus qu’être immobile et presse boutons !

Je l’ai vécu jeune en Paris et cela me donnait des boutons d’acné à n’en plus finir ! Jeux que de niais mal nés…? Non, mon corps me signalait ce qui ne fonctionne pas, de rester  partout (chez soi comme à l’école / l’haïe-colle…), immobile à vie, pâle et chétif !

La Nature, quand on l’observe, nous rappelle constamment que l’on ne peut s’obstiner à la massacrer, la perturber, l’empoisonner, la déchiffrer bêtement sans rien replanter derrière.

Toutes les dites « civilisations » remplies de ‘prêt-tend-cieux’ y ont laissé des plumes…, sinon leur dernière chemise…! C’est maintenant prouvé par l’étude approfondie de chacune d’elle (Sahara, Gobi, égyptienne antique, Maya, khmer, hébraïque…).

La maîtrise du terrain y a été laissée pour compte, soi-disant au profit de vies futures dans l’au-delà…! Et, bizarrement, cela ne fonctionne guère ! Même avec la construction de gigantesques pyramides… sèches, sensées rapprocher des dieux !

Construire des pyramides…. vertes aurait été nettement mieux pour retrouver les énergies divines en soi…, mais en voulant faire l’impasses, comme tant de bridgeurs en viles villes, la surprise finale est grande

A un moment donné, l’humain concerné perd la boule se masturbe l’esprit de croyances d’être supérieur, sinon ainsi « plus proche de Dieu »… C’est oublier que la pensée divine est en chacune de nos cellules biologiques, sinon elles seraient mortes !

La panoplie d’erreurs prétentieuses est aussi grande que l’est la capacité d’inventions technologiques. Nikolas Tesla pourrait vous en faire des dissertations interminables sur ce thème !

Toute personne qui refuse de voir sa pensée divine active, voulue recréant plus de perfection, finit par vivre la dégénérescence ou le vieillissement accéléré qu’elle s’invente elle-même !

Il suffit de regarder ceux qui vieillissent mal ou qui refusent de se gérer à tous niveaux pour vite le constater, tout comme de s’écouter intérieurement…

Là silence, c’est la voie tabou ! Beaucoup préfèrent parler interminablement plutôt que de croire en leur divinité branchée, déjà là parfaitement connectée et lucide…! Pourquoi ? Parce que la « culpabilité » religieuse y a mis son grain de sel ?

Pas seulement…

Beaucoup d’humains adorent se dénigrer, se diminuer, se croire manquant de tout, s’inventer des « recherches » extérieures ou intérieures compliquées qui les captivent, les occupent…, même si elles n’ont aucun sens réel pour beaucoup d’entre elles… !§!

Ainsi, plutôt que de s’occuper à fond de soi, de se libérer intérieurement de toute contradiction, l’on choisira de copier le monde, de s’occuper trop « des autres »…

C’est une sorte de détournement anodin de sa responsabilité primordiale d’être ! Mais, qu’importe, puisque l’on est dans les apparences qui « payent » (là où l’on casque le plus, n’entendant vite plus rien de son Soi !).

C’est la bulle « arrangeante » qu’adoptent tant d’adolescents avec des écouteurs de baladeur ou le smarthphone trop près de l’oreille à longueur de temps…, tout en se gavant de soda et de barres chocolatées sans vouloir s’écouter pour manger plus sain.

Et alors, de forcer leurs corps en compétitions de trop, en musculation intensive en salles irrespirables, sans plus aucun contact avec le vivant, ne serais-ce que les pieds nus foulant de l’herbe non coupée à ras !§!§!§!

Le vrai calme cellulaire de notre corps, de notre aura demande tout l’inverse,  mais tant qu’on peut copier « avantageusement les rambos ou les shwartz’hiii, allons-y ‘gay-ment’ !

Pour les filles il fall-lait copier Jeanne Ment-ce-field et Lolo Bridge-hii-d’add… et maintenant, M’add-donne-n’a, voire la si bell Maryline Monroe toujours en pose artificielle, qui jouait l’inconstante jamais à l’heure…

Tiens, encore une qui ne se disait pas de façon assez précise ? Comme s’haie blizzards….!§§§!

Comme le concept abusif de « séparation » d’avec l’Ensemble cosmique et d’avec Dieu  a été faussement introduit par les religions…, avrc tous les travers de croyances et de comportements que l’on sait (oubli du passé prudent et créatif, abrutissement télévisuel, drogues, alcool, excès de sexe…), je déroge à mon habitude « dissertante » inspirée pour vous joindre deux textes qui révèlent bien ces anomalies enseignées jusque là (particulièrement avec des missionnaires doctrinaires voulant fixer les gens autour d’eux, soustrayant les gosses inuits à leurs parents sous couvert de leur faire prier le Christ, le seul sens é avoir eu l’esprit assez clair et inspiré de l’histoire humaine…, vaste blague…, (au lieu de se voir bien créatjfs et responsables de leurs dits-eus…), s’implantant même jusquà Tuck au nord extrême du Canada…, c’est peu dire !

L’inquiétude due à l’endoctrinement d’une séparation avec Soi-même, sa partie calme supérieur est devenu une dérive mondiale énorme, même chez ceux qui croient en Dieu et qui ne manquent de rien !!! Le matérialisme le plus excessif a pris la relève avec les énergies fossiles justifiant toutes les arrogances viltales et commerciales possibles, jusqu’à épuisement des ressources maritimes et montée folle des océans !

La divine comédie

La divine comedieBienvenu dans la divine comédie de l’Ego, regardez bien en face le monde fabriqué par les simulacres qui l’emportent sur le réel. Voyez ce qu’il produit dans la relation, voyez  le nombrilisme qui s’exhibe avec les moyens de diffusions. Comme la boite de Pandore c’est la vitrine de tous les désirs. Celle qui fait sortir les tromperies des profondeurs, la machine hypnotique qui permet de réassurer sans cesse tous les rêves et tous les fantasmes. C’est tellement fascinant et séduisant qu’il en devient plus réel que le présent. L’euphémisme à son comble.

Un futur inéluctable qui apparaît doté de tellement de « j’aime » qu’il en devient réel. Combien de « likes » aujourd’hui ?  Un jour peut-être, dans l’avenir, ma reconnaissance sera comblée, un jour peut-être ce manque qui me tenaille sera résolu. Je n’y suis pas encore arrivé, mais avec le temps, j’y parviendrais, j’y arriverai demain, cette soif de devenir, ardente et insatiable, est toujours là, car l’envie harassante de l’avenir n’est rien d’autre que de combler ce manque de toujours plus.

Toujours plus. Acquérir plus. Étendre la conquête, s’assurer d’une possession de plus en plus importante dans un futur peuplé de promesses. Le futur n’interdit rien, j’y serai bientôt, c’est pour demain, mais en attendant, il faut se battre, vaincre les obstacles, lutter bec et ongles contre tout ce qui me barre la route. Ce qui compte dans la divine comédie de l’Ego ce n’est pas le sens, mais l’objet pour autant qu’il symbolise un pouvoir capable de renforcer l’identité. Il voudrait bien nous persuader qu’il est la personne, mais ce n’est qu’une fiction personnelle tissée par la pensée qui joue le rôle dans un transfert d’identification, d’un faire-valoir. L’ego peut en effet passer par la porte de derrière de manière subtile, masquer sous des dehors nobles, généreux, et socialement admissibles. Il est très rusé et peut très bien avoir un sens du moi supérieur en étant arrogant chez l’homme prétendument religieux. Il est puissant chez le moraliste quand il donne des leçons en matière de générosité. Il voudrait nous faire croire qu’il est bien, mais il n’est suprêmement désirable que dans l’illusion.

Dans la fable de La Fontaine la grenouille veut se faire aussi grosse que le bœuf, en cherchant à s’enfler démesurément… Jusqu’à en éclater dans le faire valoir de l’identité. « Moi-je » plus imbu de lui-même quand il trouve un piédestal pour se mettre en exergue ou se porter en triomphe. Il sait se faire valoir dans l’affirmation d’une certaine supériorité sur autrui. L’Ego n’est désirable et n’a de valeur que parce qu’il est le support d’une reconnaissance. Il voudrait nous persuader qu’il est la personne, mais ce n’est qu’une fiction personnelle tissée par la pensée qui joue le rôle dans un transfert d’identification d’un faire-valoir. L’ego est à tout jamais incapable d’aimer, ou bien, ce qu’il propose, c’est une caricature de l’amour sous la forme de l’attachement. « Tu m’appartiens » Il est un expert en détournement affectif, moral, intellectuel et même spirituel pour son propre compte. Il est dans le monde avec les rancunes, les regrets, les ressentiments, les attentes, et les frustrations, mais il n’est pas dans le nouveau monde.

Source : http://lecahierdesgratitudes.blogspot.fr/

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Un dialogue avec soi-même (sur toutes formes d’attachements excessifs nous distrayant de nous-même)…

KRISHNAMURTIJe me rends compte qu’il ne peut y avoir amour quand il y a jalousie, qu’il ne peut y avoir amour quand il y a attachement. Mais peut-on être libre de jalousie et d’attachement ?

Je m’aperçois que je n’aime pas. C’est là un fait. Pourquoi me moquer de moi-même ; pourquoi prétendre à ma femme que je l’aime. Je ne sais pas ce qu’est l’amour.

En revanche je sais fort bien que je suis jaloux, et je sais que je lui suis terriblement attaché et que, dans l’attachement, il y a de la crainte, il y a de la jalousie, de l’angoisse ; il y a un sentiment de dépendance. Je n’aime pas être dépendant, mais je le suis parce que je me sens solitaire. On me bouscule au bureau, à l’usine et, quand je reviens chez moi, je veux trouver du réconfort, une présence, je veux échapper à moi-même. Alors je me de­mande : comment puis-je être libre de cet attachement ? Je parle d’attachement à titre d’illustration, comme je pourrais parler d’autre chose.

Au début, je cherche à fuir la question. Je ne sais pas où tout ça pourrait me mener avec ma femme. Si je me détache vraiment d’elle, nos relations risquent de changer. Elle pourrait me rester attachée, tandis que moi je ne le serais plus, ni à elle ni à une autre femme. Néanmoins, je vais m’enquérir. C’est dire que je ne vais pas fuir ce que j’imagine pouvoir être les conséquences d’une libération totale de tout attachement. Je ne sais pas ce qu’est l’amour, mais je vois très clairement, avec une certitude absolue, que l’attachement que je porte à ma femme va de pair avec la jalousie, avec l’esprit de possession, avec la crainte et l’anxiété, et je veux être libre de tout cela. Alors je commence mon enquête ; je cherche une méthode, et je me fais piéger par un système. Un quelconque gourou dit : « je vais vous mettre sur la voie du détachement, faites ceci et cela ; adonnez-vous à tel ou tel exercice ». J’accepte ce qu’il me dit sachant combien il importe d’être libre et parce qu’il me promet qu’en suivant la ligne de conduite qu’il me fixe j’aurai ma récompense. Je constate alors, qu’en agissant ainsi, je suis en quête d’une récompense. Je découvre ma sottise : voulant être libre, je m’attache à l’espoir d’une récompense.

Je ne veux pas me lier, or, me voici, prêt à m’attacher à l’idée que quelqu’un, quelque livre ou quelque méthode me récompensera en me libérant de l’attachement. Ainsi la récompense devient une chaîne. Alors je me dis : « regarde ce que tu as fait ; fais attention ; ne te laisse pas prendre à ce piège ». Qu’il ait pour objet une femme, une méthode ou une idée, ce n’en est pas moins de l’attachement. A ce stade, je suis très attentif, car j’ai appris quelque chose ; j’ai appris à ne pas renoncer à un attachement au profit d’autre chose, qui se révèle être encore un attachement.

Je me dis : « Que dois-je faire pour être libre de tout attachement ? » A quel mobile est-ce que j’obéis quand je veux être libre de tous liens. N’est-ce pas au désir de parvenir à un état où il n’y a ni attaches, ni crainte, et ainsi de suite ? Et tout à coup je me rends compte que tout mobile dicte une orientation et que celle-ci ne pourra que peser sur ma liberté. Pourquoi avoir un mobile ? Qu’est-ce qu’un mobile ? Un mobile est un espoir, ou un désir, de réaliser quelque chose. Je constate que je tiens à un mobile. Outre ma femme, mon idée, la méthode, voici que mon mobile est lui aussi devenu objet de mon attachement !

Ainsi, je fonctionne tout le temps dans la sphère de l’attachement – à l’épouse, à la méthode et au mobile qui me pousse à atteindre un objectif ultérieur. A tous trois, je suis attaché. Je m’aperçois que j’ai abordé une question de la plus haute complexité ; je ne m’étais pas rendu compte qu’être libéré de l’attachement impliquait tout cela. Maintenant je le vois tout aussi clairement que les autoroutes, les routes communales et les villages marqués sur une carte ; rien ne m’apparaît plus évident. Alors je me dis : « M’est-il possible d’être libre de ce grand attachement que j’éprouve à l’égard de ma femme, comme à l’égard de la récompense que je pense obtenir, et à l’égard de mon mobile ? » Je tiens à tout cela. Pourquoi ? Est-ce parce que je ne trouve pas assez en moi-même ? Est-ce parce que j’ai un épouvantable sentiment de solitude, auquel je cherche à échapper en m’accrochant à une femme, à une idée, à un mobile, comme s’il me fallait me cramponner à quelque chose ?

C’est bien cela ; je suis solitaire et j’échappe à ce sentiment d’isolement extrême en m’attachant à quelque chose.

Je voudrais donc comprendre le pourquoi de mon sentiment de solitude, car c’est lui qui est cause de mon attachement. Il m’a contraint à fuir, en me raccrochant à ceci ou à cela ; et tant qu’il persistera, cette succession de réactions en chaîne se reproduira. Qu’est-ce que se sentir délaissé ? Comment en arrive-t-on là ? Le sentiment de solitude est-il instinctuel, ou héréditaire ? Ou résulte-t-il de mon activité quotidienne ? Dans les deux premiers cas, il est inscrit dans ma destinée et je n’y suis pour rien. Comme je n’accepte pas cette explication, je la mets en doute, et demeure avec mon interrogation. J’observe, sans essayer de trouver une réponse intellectuelle. Je n’essaie pas de dire au sentiment de solitude ce qu’il devrait faire, ni ce qu’il est : je l’observe pour que lui-même me le dévoile.

Un état d’attention vigilante s’instaure pour que lui se révèle. Il ne se révélera pas si je fuis ; si j’ai peur ; si je lui résiste. Alors je l’observe. Je l’observe, de sorte qu’aucune pensée ne fait irruption. L’observation est beaucoup plus importante que l’immixtion de la pensée. Et comme toute mon énergie est centrée sur l’observation de ce sentiment de solitude, la pensée n’intervient pas du tout. L’esprit est confronté à un défi, et il doit y répondre. Ce défi le met en état de crise. En situation de crise on développe une immense énergie et celle-ci se maintient sans ingérence de la pensée. Il y a là un défi qui exige une réponse.

J’ai commencé par dialoguer avec moi-même. Je me suis demandé ce qu’était cette étrange chose qu’on appelle l’amour ; tout le monde en parle, l’évoque – songez à tous les poèmes romantiques, aux films, à la sexualité et à tous ses divers autres aspects. Je me dis : l’amour existe-t-il ? et constate qu’il n’existe pas dès lors qu’il y a de la jalousie, de la haine, ou de la crainte. Alors je laisse l’amour de côté pour me préoccuper de ce « qui est », de ma crainte, de mon attachement. Pourquoi me suis-je attaché ? Une des raisons – pas nécessairement l’unique – est que je me sens désespérément seul, mis à l’écart. Plus j’avance en âge, plus ce sentiment s’amplifie. Alors je l’observe. Je suis au défi de découvrir et comme il y a défi, toute l’énergie est là pour y répondre. Cela, c’est bien simple. En effet, s’il se produit une catastrophe, un accident, que sais-je, je me trouve confronté à un défi et l’énergie requise afflue pour y faire face. Je n’ai pas besoin de demander « comment est-ce que je peux trouver l’énergie voulue ? » Quand la maison brûle, je trouve la force de réagir, j’ai une énergie extraordinaire, je ne m’abandonne pas en disant : « Eh bien ! Il faut que je trouve cette énergie », et en attendant qu’elle vienne. Si je le faisais, le feu aurait tout le temps de réduire la maison en cendres.

**
*

Ainsi, cette énergie gigantesque est là pour répondre à la question : pourquoi ce sentiment de solitude ? J’ai rejeté les idées, les suppositions et les théories selon lesquelles il serait héréditaire ou instinctuel. Tout cela n’a aucun sens pour moi. Se sentir seul, c’est ce « qui est ». Pourquoi vient-il, ce sentiment que chaque être humain – s’il est un tant soi peu conscient – connaît, superficiellement ou très profondément ? Pourquoi survient-il ? Serait-ce que l’esprit fait quelque chose qui le crée ? J’ai rejeté les théories qui lui trouvent une origine dans l’instinct ou dans l’hérédité et je me demande : l’esprit, le cerveau lui-même engendre-t-il ce sentiment de solitude, d’isolement total ? Le mouvement de la pensée fait-il cela ? La pensée dans son fonctionnement quotidien le crée-t-il ? Au bureau je m’isole, parce que j’ambitionne de devenir un grand directeur et qu’en conséquence, la pensée fonctionne tout le temps, s’isolant. Je vois que la pensée travaille tout le temps pour se rendre supérieure, le cerveau s’entraîne sur la voie de l’isolement.

J’en viens donc à me demander : pourquoi la pensée fait-elle cela ? Est-il dans sa nature de travailler pour elle-même ? Est-il dans sa nature de créer l’isolement ? L’éducation provoque l’isolement ; elle nous prépare à une certaine carrière, à une certaine spécialisation et, partant, à l’isolement. La pensée, étant fragmentaire, étant limitée et temporelle, crée cet isolement. Dans cette limitation elle a trouvé la sécurité, en disant : « j’ai ma profession ; je suis un enseignant ; donc je jouis d’une sécurité absolue ». Cela étant, ma préoccupation est la suivante : pourquoi la pensée fait-elle cela ? Est-elle amenée à le faire de par sa nature même ? Tout ce que la pensée fait ne peut qu’être limité.

Dès lors voici le problème qui se pose : la pensée peut-elle se rendre compte que tout ce qu’elle fait est limité, fragmenté et, en conséquence, source d’isolement, et que tout ce qu’elle fera le sera aussi ? C’est là un point très important : la pensée elle-même peut-elle se rendre compte de ses propres limitations ? Ou est-ce moi qui lui dis qu’elle est limitée ? Cela, j’en ai conscience, il est très important de le comprendre ; c’est cela l’essence même de la question. Si la pensée elle-même réalise qu’elle est limitée, alors il n’y a pas de résistance, pas de conflit ; elle constate « je suis comme cela ». Si, par contre, c’est moi qui lui dis qu’elle est limitée, alors je deviens distinct de la limitation ; et je lutte pour la surmonter, ce qui est source de conflit et de violence et non d’amour.

Donc, la pensée se rend-elle compte par elle-même qu’elle est limitée ? II me faut le découvrir. C’est un défi auquel je dois faire face. A cause de ce défi, j’ai une gigantesque énergie. Présentons la chose différemment. La conscience se rend-elle compte que son contenu est elle-même ? Ou serait-ce que j’ai entendu quelqu’un d’autre déclarer : « la conscience est son contenu ; c’est son contenu qui la constitue » à quoi j’aurais répondu « oui, c’est bien ça » ? Voyez-vous la différence entre les deux. La deuxième façon de voir, issue de la pensée, est imposée par le « moi ». Si j’impose quelque chose à la pensée, il y a conflit. C’est comme quand un gouvernement dictatorial impose sa loi par voie d’ukase, à la différence qu’ici, ce gouvernement, c’est ce que j’ai créé.

Ainsi, je me demande : est-ce que la pensée s’est rendu compte de ses propres limitations ? Ou est-ce qu’elle prétend être quelque chose d’extraordinaire, de noble, de divin ? – ce qui serait absurde, étant donné qu’elle est issue de la mémoire. Je vois qu’il faut que ce point soit établi avec une limpidité absolue ; qu’il faut qu’à l’évidence aucune influence extérieure n’ait imposé à la pensée la notion qu’elle est limitée. Alors parce que rien n’a été imposé, il n’y a pas de conflit ; la pensée saisit, tout simplement, qu’elle est limitée ; elle sait que tout ce qu’elle fait – qu’il s’agisse d’adorer dieu et ainsi de suite – est limité, mièvre, mesquin – même si elle a parsemé l’Europe de merveilleuses cathédrales destinées au culte de dieu.

Ainsi, dans ma conversation avec moi-même, j’ai découvert que le sentiment de solitude est créé par la pensée. La pensée s’est maintenant rendue compte par elle-même qu’elle est limitée et qu’elle ne peut donc pas résoudre le problème de la solitude. Puisqu’il en est ainsi, le sentiment de solitude existe-t-il ? La pensée a créé ce sentiment de solitude, de vide, parce qu’elle est limitée, fragmentaire, divisée ; or, quand elle prend conscience de cela, le sentiment de solitude n’est pas et, partant, il y a libération de l’attachement. Je n’ai rien fait ; j’ai observé mon attachement, ce qu’il suppose, la rapacité, la peur, l’impression de solitude et tout cela ; et, en le suivant à la trace, en l’observant, non pas en l’analysant, mais simplement en regardant, regardant et regardant, le fait que c’est la pensée qui a fait tout cela apparaît. La pensée, étant fragmentaire, a créé cet attachement. Lorsqu’elle s’en rend compte, l’attachement cesse. II n’y a pas d’effort du tout. Car sitôt qu’il y a effort – le conflit réapparaît.

Dans l’amour il n’y a aucun attachement ; s’il y a attachement, l’amour n’est pas. Or, le facteur principal a été supprimé par la négation de ce que l’amour n’est pas, par la négation de l’attachement. Dans ma vie quotidienne cela veut dire qu’il n’y a aucun souvenir de quoique ce soit que ma femme, ma compagne ou ma voisine ait fait pour me blesser, aucun attachement à une image que la pensée a créée d’elle – comment elle m’a malmené, comment elle m’a réconforté, comment je lui dois un plaisir sexuel, toutes les différentes choses au sujet desquelles le mouvement de la pensée a créé des images ; l’attachement à ces images a disparu.

Il y a encore d’autres facteurs. Dois-je les explorer tous, pas à pas, l’un après l’autre ? Ou est-ce que tout est terminé ? Dois-je investiguer – comme je l’ai fait pour l’attachement – vivre et explorer la crainte, le plaisir et le désir de réconfort ? Je vois que je n’ai pas besoin de reprendre, étape par étape, une enquête sur tous ces divers facteurs. Je le perçois d’un seul coup d’œil ; j’ai saisi.

Ainsi, par la négation de ce qui n’est pas amour, l’amour est. Je n’ai pas besoin de demander ce qu’est l’amour. Je n’ai pas besoin de lui courir après. Si je le poursuis, ce n’est pas l’amour, c’est une récompense. Alors, dans cette enquête, par la négation, j’ai mis fin, lentement, attentivement, sans déformation, sans illusion, à tout ce qui n’est pas – l’autre est.

Extrait d’une discussion à Brockwood Gathering le 30 Aout 1977.

Publié en 1982 par l’Association Culturelle Krishnamurti, France.

Source : Messages… Terre Nouvelle

Vous pouvez partager ce texte à condition d’en respecter l’intégralité et de citer la source.———————————————————

Voilà pourquoi ma connexion intuitive ne me semble pas suffire pour remettre les pendules spirituelles à l’heure.

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DROITS D’AUTEUR : Nul n’a l’autorisation de modifier ce blog (‘sueur-toux’… les ‘bonds hard-« riens » ‘… trop immobiles en ‘pris-errent’ !)

Tout extrait ne peut être traduit ou recopié ‘ail-heurt’…, sans citer le blog http:nouvelelvis.wordpress.com, et…, de ‘connes-firms-mets » qu’il a été créé par un ‘Langes sale’ ‘voile-laid’  terreau / terre-oh/haut hisse-te…, assis sur un nuage ‘rosse’…

Signes-nonnes, les foudres de zzz’US s’abattront ‘sueur’ ‘l’huitre’…, aaa-hhh l’horse … GARE…!§!

C’est du langage ‘crypte-tait’… ‘cells-lestes’… ‘ca-crée’… !§!

Articles dans l’ordre dits-vains… out presque !§!

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